samedi 26 septembre 2009

Crayon


Dans l’éclat du sourire
Verticale du crayon
Comme une offrande

La mèche rebelle
Sur un diamant noir
De gaité profonde

Stries de certitude
En corps marmoréen
D’ineffable ivresse

Que l’aube façonne
Fille admirative
D’une nuit sans montre

mardi 8 septembre 2009

Femme je t’aime….


Yeux comme un orage d’été
Plus profonds qu’un lagon.
Oh toi ! Que je respire…
Tu es entrée en moi,
Autrement que dans ma peau
Tu es entrée en moi avec tes mots
Écris … Sois toi, avec moi surtout.
...
Femme je t’aime… Archet en drapeau
Honorant tes cordes avec des sons de guitare
De tes ongles saignant, dos en allégresse
Violon entre tes jambes
je succombe,
Transpercé par ton charme.
...
Femme je t’aime….
Toi… Toi et tes mots.
Quand tu porteras toast à ta plume
Je t‘attendrai, tout à côté…
Des lèvres de ta hanche

dimanche 6 septembre 2009

Candela


Sublime inconnue de l’équation non-résolue
Rose subtile égarée au milieu des voyelles
Comme une clé des songes sur le chemin pavé
Des fleurs blanches du silence amoureux
Aux nuances des possibles désirés
Pétales agités par le vent nouveau
Que l’on cueille dans ses bras
Comme un chant de printemps
Dans l’incertitude de l’être

Des mots pour rêver


Tu es mortel quand tu es sans amour; tu es immortel quand tu aimes.
Karl Jaspers

Je ne sais pas, s’il y a des mots pour rêver…
Il y a des mots tronqués, inachevés, des mots peut-être in—exacts, des mots déchirés, des mots d’amour, des mots-pas-dits, des mots désir, des mots en attente, des mots disponibles pour connaître, des mots poésie, des mots qui se contredisent… Des mots pleins d’une déchirante et contradictoire humanité.
Je ne sais pas, s’il y a des mots pour rêver. Mais, je sais quelque chose.
Le verbe serait superflu si un jour, quelqu’un n’avait pas ouvert un livre. Un livre avec des mots qui m’ont fait vivre et dans lesquels j’ai cru mourir, aussi… Superflu, si ses mots ne m’avaient pas donné un trésor inestimable : son cœur et son âme.
Alors, j’écris avec l’encre de mon sang et la plume de ses yeux :
Je ne sais pas s’il y a des mots pour rêver. Mais, je rêve avec son âme et son cœur…

mercredi 2 septembre 2009

Les mots


Larmes de cristal des cœurs harassés

Dans l’indicible des absence(s)
Seul le cri muet des chairs déchirées
Dont le son hante les nuits déshabitées

Mais, je connais les mots
Les mots pour (te) vivre
Au bout des doigts

Les mots pour rire en cascades
Les mots en caresses
Les mots dans les yeux

Je connais les mots pour (t’)aimer

mardi 1 septembre 2009

Décrocher les étoiles


Dis-moi je veux…

Et il n’y aura plus de limites
J’irai chercher le Soleil…
Je parsèmerai le ciel d’étoiles
Et la terre d’oliviers millénaires

Dis-moi je veux…

J’inventerai le désir et le plaisir
Tous les jours, à chaque seconde
Les larmes seront diamants
L’utopie le parfum de nos corps
La seule ébriété sera celle des ébats

Dis-moi je veux

Tes yeux danseront le tango
L’absence ne sera pas invitée
Chassée par les rayons du soleil
La mélancolie brulera
Au feu du bois mort

Vent divin


Souffle un vent divin
S’il parle, s’il se tait,
s’il chante on ne sait
Caresse fugitive
-
Brise élégante et chaude,
déployant ses ailes
En rêves immortels,
faits en lits de fleurs
Dans un ciel sans nuages.
son regard mes yeux captive
Emprisonnant mon âme
dans une ile inconnue
-
Fragment exact
De tourbillons empoisonnés
dans un sublime labyrinthe
Donnant dans des estuaires
frontaliers de mers océanes
à marée basse enlisés.
Marée montante diluant
les chapitres désirés
En poèmes déments
de jasmins parfumés,
Etoiles rêvées
Rosées matinales,
Semant d’ambroisies,
les torrents partagés
-
Souffle un vent divin
Là ou finissent tous les voyages

Incertitude




Préfèrée à l’Incertitude,
la Résignation n’est qu’un désespoir sans moyens.
Sans le(s) Possible(s) il ne reste que la banale nécessité…

La route de la vertu n’est pas toujours la plus sure (Sade)

Champagne



Lent travail des plumes
Construisant dans le désordre du désir
Des sublimes ailleurs chargés de baisers

Inscrivant sur la peau des caresses
Comme une évidence qui se dévoile
L’envie de me perdre dans ses entrailles

Plein du silence assourdissant d'aimer
Sur ton corps, je dessinerai tous les mots

Comme un Tango


Comme un Tango
Un cœur étalé sur une terre
des possibles de hasard semée
Fugitif instant
D’une vie au fer rouge marquée
Dansant dans les éclats de Lune
Pour oublier les lèvres absentes

Como un Tango
En un beso eterno.

Honfleur


Dans un carrousel de mots inversés
Aux cranes bleus précédés de sa lueur
Remplie d’un assourdissant silence.
La lumière hésite devant le miroir
Du jour en rosée nouvelle.
Pour la noyer ou la faire pousser
N’osant croire au marbre noir dévoilé
Ignorant sur quelle image se mirent
Les matins en notes de jazz
Des levants imprévisibles
Du port d’Honfleur

Presque bleu...



A l’aube du monde et des langues
Dans la brousse originelle
Ebats des voyelles
--
Au balancement de tes hanches
je retrouve, en plus condensé
la musique de mes pensées.
--
Echappé de la lutte sanglante
Sous la lampe
Me refugier auprès de toi.
--
Et trouver
Au plus simple
Des parcelles d’éternité.

Tam tam de Seine




Mots d’ici, mots d’ailleurs…
Derrière les écrans sans visage, se mêlent mille mots
Dans les désirs croisés, d’un labyrinthe sans nom

L’image de la Lune, cherchant les mots
A l’orée des songes du désir errant
Des mutuelles présences, conjuguées en absences

D’un désir naissant dans le désordre inattendu
Appelant le nom du mutuel venin
Dans l’urgence en cri, du puits sans fond

Au didjeridoo, aux sons puissants et étranges...
Nocturne promenade y conduit
Avec le rythme insistant des djembes

Les sons venus du fond des âges
Foulant de leurs pieds nus
Les corps étales sur les pavés

Alors que dans le ciel de Paris, seule Venus brillait
Entrecroisant (vos) deux visages, dans un désir sans fin…
Dans les rythmes enivrants des tam tam de Seine

Ils ont laissé parler leurs corps
Parfumés avec le Serpent d'Arc-en-ciel
En un tourbillon renouvelé jusqu'au l'aube
Ton visage dansait devant mes yeux…